dimanche 9 octobre 2011

Ma dernière visite en librairie

Hier, j’ai fait un saut à ma librairie pour acheter un livre à ma nièce qui vient de fêter ses 4 ans. J’adore flâner chez Clément Morin, c’est comme un deuxième chez moi. Je jase avec mes libraires, qui me connaissent par mon prénom, je regarde les nouveautés, un mélange de parfum du café d’en haut et des nouveaux livres embaumant le commerce. 

Alors que je discute de mes projets d’écriture avec Hélène, une jeune fille arrive pour demander conseil à la libraire. Elle cherche un roman jeunesse, car sa mère désire lui offrir une récompense. Pendant ce temps, je continue mon « flânage ». Hélène revient me voir et me demande si j’ai un peu de temps, car elle veut me présenter à la jeune fille. 

- Veux-tu rencontrer une vraie auteure, lui demande-t-elle. 

Nous discutons, j’apprends qu’elle étudie à l’école Jacques-Buteux, une école que je connais bien, car j’y ai fait un stage, il y a quelques années et que certaines de mes amies y enseignent. Hélène lui présente mon roman, la jeune fille regarde la couverture et semble intéressée. N’étant pas très forte sur la vente sous pression, je propose à la jeune fille de prendre son temps pour choisir. Je dois de toute façon acheter une carte de fête au deuxième étage, elle pourra venir me voir si elle désire une dédicace, puis elle pourra regarder les autres livres, si elle préfère une autre histoire. 

Quelques minutes plus tard, la jeune fille vient me voir et me demande de dédicacer son exemplaire. J’emprunte un stylo vert au comptoir de la librairie et nous nous assoyons sur une marche de l’escalier. Alors que je lui écris un message, j’apprends le nom de son enseignante de 3e année. « Maxim, nous avons un point en commun : ta prof m’a enseigné en 6e année! » À un moment, le stylo cesse de fonctionner, j’en prends un autre et, hésitant sur deux synonymes pour finir ma phrase, je lui demande son avis. C’est la première fois qu’une lectrice contribue à la dédicace que je lui écris. Elle s’interroge sur le temps que ça prend pour écrire un livre. Puis, je lui demande si elle aime écrire. Elle m’avoue avoir fait un projet d’écriture de livre à l’école alors qu’elle était en 2e année. « On a un deuxième point en commun : la première fois que j’ai voulu devenir auteure, c’était lorsque j’étais à l’école primaire, après avoir écrit une histoire en classe, en 3e année. » 

Cette rencontre m’a projetée une vingtaine d’années en arrière. Je n’ai pas de souvenirs précis d’auteurs rencontrés. Cependant, j’ai eu une enseignante qui a suffisamment cru en moi pour graver dans mon esprit : « Tu seras peut-être une auteure plus tard ». Les enseignants et les auteurs, conscients ou non de cela, ont beaucoup de pouvoir d’influence chez les enfants. Un enseignant peut marquer un élève à vie (souhaitons-le, positivement), un livre peut changer le monde, du moins, l’univers d’un enfant et son auteur, contribuer à y allumer des étincelles. 

Je fais les deux plus beaux métiers du monde.

mercredi 5 octobre 2011

On parle de Morgane...



Une belle critique pour mon roman « Un spectacle pour Morgane » est venue ensoleillée ma journée.

Si vous voulez la lire, je vous invite à visiter Le signet des enfants.




dimanche 2 octobre 2011

Recevoir un auteur, un moment magique!

Lors de notre première visite à la bibliothèque de l’école, j’ai expliqué à mes élèves le fonctionnement de celle-ci : les livres qu’ils peuvent emprunter, l’endroit où les placer lorsqu’ils décident de ne pas les prendre, ce qu’ils doivent faire lorsqu’ils ont choisi un livre…

Pour m’assurer qu’ils comprennent, j’ai fait un exemple : « Imaginez que je cherche le livre de.. de… Connaissez-vous un auteur? » Depuis le début de l’année, je lis des albums à mes élèves en mentionnant toujours le nom de l’auteur, de l’illustrateur et de la maison d’édition. Pourtant, la réponse (unanime) qu’ils m’ont donnée a été : « Nadine Poirier ». Je ne leur ai pas lu de livres de Nadine Poirier. J’ai questionné mes élèves sur leur choix (après tout, j'écris moi-même, à mes heures!), pour comprendre que l’auteure trifluvienne avait visité leur classe lorsqu’ils étaient à la maternelle. Génial! Cette rencontre les a marqués.

Avez-vous pensé à inviter un auteur dans votre classe? 

Cette rencontre, si elle est bien préparée, peut être magique. L’enfant ne voit plus le livre comme un simple objet. En étant en contact avec le créateur de livres, cela peut permettre de démystifier les étapes de fabrication du livre, l’auteur devenant le pont entre l’enfant et la lecture. De plus, les rencontres avec un auteur incitent souvent l’enfant à lire (et parfois, à écrire). J’ai le souvenir d’une collègue qui me racontait que depuis que Martine Latulippe avait visité la classe de sa fille, cette dernière voulait lire tous les romans de son auteure préférée. De plus, la jeune fille avait décidé de devenir une auteure plus tard et a commencé à écrire une histoire.   

À l’école où je travaillais l’an passé, nous avons reçu l’auteur de Will Gündee, Louis Lymberner. Il est venu discuter de son parcours d’écrivain (et donc, de persévérance). Ensuite, il nous a présenté les esquisses de ses personnages. Pour une  classe en particulier, cette rencontre a marqué les élèves de façon permanente. Je les voyais, assis par terre, les yeux brillants, à dire des « Ah! Oui! », « Wow! », « Cool! ». C’est que l’enseignante avait lu le premier roman à son groupe pour les préparer. Cette rencontre avait un sens pour eux. Afin que les élèves retirent le maximum d’une rencontre, les élèves doivent être préparés, connaître au moins un livre de l’auteur. Dans les semaines qui ont suivi la visite de Louis, il y a eu un engouement pour la série Will Gündee. Cet intérêt a perduré jusqu’à la fin de l’année scolaire. Je me souviendrai toujours de ce garçon qui tenait son livre autographié comme s’il avait un trésor entre les mains.

Mireille Messier, auteure de Toronto, animant
« Une Charlotte au chocolat »,
devant une classe de 1re-2e année.
Si vous désirez inviter un auteur via le programme Les écrivains à l’école, c’est le temps de le faire (vous avez jusqu'à la mi-octobre pour en faire la demande). Notez toutefois que ce ne sont pas tous les auteurs faisant des visites scolaires qui y sont inscrits. Les auteurs ont souvent un site Internet. Vous pouvez « googler » le nom de l’auteur que vous aimeriez inviter et le contacter de cette façon. De plus, le site de l'AEQJ ou celui de  Communication-Jeunesse peuvent vous renseigner afin de mieux connaître nos auteurs pour la jeunesse. (Je ne suis sur aucune de ces listes, encore.)

J’insiste sur le fait qu’une rencontre avec un auteur doit être préparée. Cette visite ne doit pas être vue comme un simple « show ». Si cette activité est bien préparée, elle sera magique et les élèves s’en souviendront pendant longtemps. Qui sait, peut-être avez-vous de futurs Alain M. Bergeron ou Dominique Demers parmi vos élèves?

Prochainement,  j’écrirai un billet pour donner quelques idées afin de bien préparer les élèves à la visite d’un écrivain. Étant donné que c’est la première année que j’enseigne la lecture, je suis ouverte à vos idées et suggestions pour alimenter l’article qui, présentement, mijote simplement… 


Ma première rencontre d'auteure décrite ici.


***Si vous êtes un parent, surveillez l’horaire des activités de votre bibliothèque municipale!**

mercredi 21 septembre 2011

Virée dans ma classe



Durant la dernière décennie, j’en ai visité des classes. Dans certains locaux, on dirait qu’on entre dans une pièce d’une maison, chaleureuse, accueillante. Puis, il y a ces classes à l’ambiance austère, sans personnalité. Pour moi, il n’est pas nécessaire que le local ait l’air tout droit sorti d’un catalogue Ikea pour que je m’y sente à l’aise. Par contre, j’aime lorsqu’on ressent la présence des enfants, leur petite touche personnelle sur les murs, entre les mots étiquettes et l’affiche des anniversaires. 

Je me suis toujours dit : « Dans ma classe, j’aurai un coin lecture ». Si possible, assez grand pour que mes élèves et moi puissions nous assoir tous ensemble pour lire des histoires. Un lieu où l’on se rassemblera pour découvrir des livres, voyager à travers ceux-ci. 

Quand je suis entrée dans ce local, les meubles étaient au centre, car les planchers avaient été cirés pendant l’été. Je les ai déplacés pour que l’espace m’appartienne. Dans mon plan, mon premier critère était de dégager un bout de plancher assez grand pour y installer mon coin lecture. Quitte à sortir une table ou une étagère. 

Le concierge de l’école m’a trouvé un coussin de papasan, j’ai acheté une petite chaise et un tapis et j’ai apporté des toutous et un coffre au trésor en tissu pour y ajouter des livres empruntés à la bibliothèque. Le tapis vert gazon est laid, mais je ne voulais pas débourser une fortune pour un tapis. À 8$, je n’ai pas été exigeante. Afin que le tapis se fonde dans le décor, j’ai eu l’idée de décorer les fenêtres pour que notre coin lecture se transforme en un jardin de livres. 

Un vendredi après-midi, j’ai parlé de mon projet à mes élèves de 1re année. Ils étaient emballés! Ils m’ont dit ce qu’ils voulaient qu’on y retrouve : des fleurs, des papillons, des coccinelles, des nuages, des oiseaux et un soleil. Un élève s’est proposé pour bricoler le soleil, d’autres préféraient s’occuper des fleurs. Ensemble, nous nous sommes donné des idées, des trucs pour que les pétales aient la même grosseur et, naturellement, les équipes se sont formées selon leur intérêt. Avec quelques feuilles de papier de bricolage, les élèves ont laissé aller leur imagination. Lorsqu’ils terminaient leur morceau de paysage, ils venaient me voir et me disaient à quel endroit je devais le coller. 



Depuis, dès qu’un élève termine un travail, il me demande s’il peut aller dans le coin lecture. Il s’installe confortablement, regarde un documentaire, un album ou mon Grand Atlas. Ce dernier est très apprécié, surtout la page des drapeaux. « Madame Julie, est-ce que c’est écrit Italie? »

Pas besoin de dépenser des fortunes en décoration. Pour que les enfants se sentent bien et aient le goût de visiter le coin lecture, il suffit qu'ils s'approprient leur espace. Mon travail est maintenant de leur donner les outils pour qu'ils apprennent à lire, leur fournir des livres régulièrement et de leur faire découvrir le bonheur que procure la lecture.  Beau défi! 



dimanche 11 septembre 2011

De mots et de craie

En furetant sur le blogue d'Yves Nadon, enseignant, auteur du livre Lire et écrire en première année et pour le reste de sa vie, directeur littéraire et amoureux des livres pour la jeunesse, j'ai découvert le congrès De mots et de craie. 

C'est vraiment un évènement à ne pas manquer, pour tous ceux qui ont un intérêt pour la littérature pour la jeunesse et l'enseignement de la lecture.

Ce congrès aura lieu les 17 et 18 mai 2012 à Sherbrooke. De très grands noms se réuniront pour deux jours de pur bonheur : Yves Nadon, Thierry Lenain, Daniel Pennac, Rebecca Dautremer (l'illustratrice de nombreux albums, dont le magnifique Alice au pays des Merveilles et Une lettre pour Lily la licorne, dont j'ai parlé ici), Élaine Turgeon, Anne Villeneuve... Des conférenciers venus de France, du Québec et des États-Unis.

Je ne sais pas encore si je pourrai y aller. J'espère qu'il y aura une âme charitable qui aura l'amabilité de me faire un compte-rendu détaillé. S'il-vous-plaît! (C'est demandé si poliment!)

En attendant, je vous laisse sur les Droits du lecteur, tirés de Comme un roman de Daniel Pennac. Les illustrations sont de Quentin Blake. Et vous, est-ce que vous vous prévalez de ces droits? Lesquels? 



mardi 6 septembre 2011

Rame, rame, rameurs, ramez

Le thème de l'année à mon école est les pirates. J'adore ce thème, qui est en lien avec celui des animateurs SASEC de ma commission scolaire. 

Pour moi, une classe, c'est comme un équipage de bateau: il y a un capitaine et des matelots. Tous doivent travailler ensemble dans l'harmonie pour se rendre à bon port. Tout au long de l'année scolaire, nous faisons des découvertes qui nous transforment et nous permettent de grandir, d'avancer. 

Une amie m'a envoyé cette vidéo. C'est mignon comme tout! Bonne écoute! 




Une adaptation de « Rame » d'Alain Souchon
par Alexandra et son petit frère Maxence.

dimanche 4 septembre 2011

As-tu lu ton Lurelu?


Il ne faut pas se leurrer, une critique ne dépeint souvent que l’opinion d’une seule personne. Il faut la prendre avec un grain de sel. 

Malgré tout, j’appréhendais ma première critique dans le Lurelu. Pourquoi? Parce que je lis avec attention cette revue québécoise spécialisée en littérature pour la jeunesse depuis quelques années. Les spécialistes qui critiquent les nouveautés ne se contentent pas d'encenser ou de résumer les livres. On y lit parfois des critiques dures.  Lurelu est une revue de qualité, tout en couleur et sur papier glacé, contenant des articles intéressants sur le milieu de la littérature québécoise, en plus de recenser toutes les nouveautés (albums, romans, documentaires…). Une revue que devraient connaître tous ceux qui gravitent autour des livres pour enfants : libraires, bibliothécaire et techniciennes, auteurs pour la jeunesse, enseignants, éducateurs, parents bénévoles à la bibliothèque de l’école… Pour moi, le fait que mon livre y soit, c’est un peu un passage obligé, une initiation dans le milieu. 

Quand je suis arrivée devant le présentoir à revues littéraires de ma librairie, j’ai eu un moment d’hésitation. Après une grande inspiration, j’ai mis la main sur un exemplaire paru pour l’automne, j’ai dégluti et, comme un pansement qu’on arrache d’un coup, j’ai lu. 

Pour ses 10 ans, Morgane ne souhaite rien d’autre que des billets pour le concert de son groupe préféré… billets que ses parents n’ont pu obtenir. Lorsque la plus détestable de ses camarades de classe se vante d’avoir un billet qu’elle offrira à quiconque lui fera le plus de faveurs, Morgane et ses amis ne peuvent s’empêcher de céder à son chantage. Mais la famille de Morgane lui réserve une bien meilleure surprise. 

L’auteure donne ici un traitement remarquable de la pression des pairs sur les préadolescents, dans une histoire intéressante qui livre un message positif sur l’importance de l’honnêteté et du respect de soi sans tomber dans le manichéisme ou la morale appuyée. Un premier roman très réussi d’une auteure prometteuse. Chapeau!   (Gina Létourneau, traductrice)

Ouf!
Yé!
(Que dire de plus!) 

En plus de contenir les critiques et recensions de plus de 110 nouveautés, on peut y lire un dossier sur le lien entre les illustrateurs et Communication-Jeunesse. On retrouve également une entrevue avec l’illustratrice Marion Arbona, un hommage, à la manière des livres Savais-tu?, à la très grande auteure pour la jeunesse Cécile Gagnon, pour célébrer ses cinquante ans de carrière (wow!), des suggestions de livres de l’illustratrice Anne Villeneuve à exploiter en classe… Vous pouvez lire le sommaire sur la page de Lurelu.


mercredi 31 août 2011

Pause surprise

Ce matin, j’étais tout près de mon ancienne école (l’endroit où j’enseignais l’an passé). Sur un coup de tête, j’ai décidé d’arrêter pour saluer mes collègues et les élèves présents au service de garde, avant de me rendre à ma nouvelle école. Quitte à arriver un petit peu en retard au travail.

C’est étrange parfois la vie. 

En après-midi, je travaillais à préparer la rentrée de demain avec mes élèves de 1re année lorsque la secrétaire m’a appelée à l’interphone. Il y avait un appel téléphonique qui m’attendait. 

Lorsque j’ai répondu, l’homme s’est présenté et m’a dit qu’il avait découpé l’article de journal, paru en avril, au sujet de mon livre et qu’il aimerait offrir à sa petite-fille un exemplaire dédicacé pour son anniversaire. Dans l’article, on nomme mon école. Quand il a téléphoné (à cette même école que j'ai visitée ce matin), on lui a dit que je n’y travaillais plus. Par contre, on lui a donné les informations de ma nouvelle école afin qu'il puisse me rejoindre. 


N’est-ce pas génial qu’un grand-père ait le désir d’encourager la lecture chez ses petits-enfants?

dimanche 28 août 2011

Le tour du monde en... 180 jours.

Non, il n’est pas question de Phileas Fogg, le personnage imaginé par Jules Vernes dans son roman Le tour du monde en quatre-vingts jours. Je vous propose plutôt d’entreprendre un voyage avec vos élèves, le temps d’une année scolaire.

Il y a quelques années, avant l’ère Facebook, j’ai reçu un courriel d’une connaissance qui enseignait à Shanghai, en Chine. Elle me demandait si j’acceptais de recevoir par la poste un Flat Stanley.

     - A what? ai-je pensé.

Selon ce que j’ai compris à l’époque, Flat Stanley est un roman pour enfants. Une classe du Colorado avait démarré un projet au début de l’année scolaire mettant en vedette ce jeune garçon, Stanley. Le but était de faire voyager le personnage fabriqué par un élève. Je devais accueillir Stanley version carton, prendre quelques photos de ma ville et les envoyer au garçon du Colorado (avec une lettre décrivant mon coin du monde). Pour ce qui est de Stanley, je devais l’envoyer à une connaissance, ailleurs dans le monde.

Évidemment, j’ai accepté. Quelques jours plus tard, j’ouvrais une enveloppe géante et plastifiée, qui avait du vécu. Lorsque j’ai vu Stanley, je l’ai reconnu. C’était Clément aplati. Mon Clément aplati. Le personnage du premier livre que je me suis acheté avec mon argent de poche, lorsque j’avais 8 ans, à l’Expo-livres de mon école.

Voici le résumé de la 4e de couverture :
« Depuis que le tableau d’affichage qui surplombait son lit est tombé sur lui, Clément est toujours un aimable petit garçon en parfaite santé; il mesure toujours un mètre vingt-deux, mais… il a maintenant un centimètre d’épaisseur. Ce qui lui causera quelques désagréments, mais lui rendra aussi bien des services, et en fera un héros. »

Clément peut passer sous la porte, se glisser dans la bouche d’égout pour récupérer la bague que sa mère a laissé tomber… et voyager dans une enveloppe pour économiser au lieu de prendre l’avion. D’où l’idée de ce projet qui a fait son bonhomme de chemin depuis des années, surtout chez nos voisins anglophones. D'ailleurs, c'est un enseignant de London (Ontario) qui a été l'instigateur du projet.

Dans l’enveloppe, il y avait :
-          Une lettre explicative de l’enseignante (elle avait indiqué son adresse de courriel)
-          La lettre du jeune garçon qui demandait de bien prendre soin de son ami Stanley
-          La liste des personnes ayant reçu Stanley (nom, ville, pays, date)
-          Le personnage en carton
-        Quelques enveloppes (pour que les personnes qui reçoivent Stanley puissent envoyer une lettre ou une carte postale et des photos au jeune garçon du Colorado)

Lorsque je l’ai reçu, Stanley/Clément avait déjà exploré différents pays : États-Unis, Angleterre, Émirats arabes unis, Australie, Inde, Chine…

J’ai apporté l’enveloppe à l’école et, avec mes élèves, on a regardé les endroits qu’il avait visités. De plus, mes élèves m’ont aidée à écrire la lettre au garçon du Colorado au sujet de notre ville. J’ai ensuite traduit cette lettre en anglais.

http://gallery.flatstanley.com
J’ai envoyé un courriel à l’enseignante pour la questionner sur le projet et l’ampleur de ce dernier. Elle m’a avoué que, parfois, la classe pouvait recevoir par la poste huit lettres dans la même semaine. De plus, le Clément que j’ai reçu a voyagé plus que les autres, qui se sont surtout promenés dans les différents états américains. Suite à ses réponses, j’en ai conclu que lorsque je ferai ce projet en classe, je regrouperai les élèves en équipes. Je crois que je proposerais aux gens de nous envoyer leur réponse et les photos par courrier électronique. 

Il existe différentes versions du projet. Par exemple, si vous allez sur ce site, on vous expliquera le fonctionnement. Personnellement, je préfère que les enfants décident de la première destination pour leur Clément.  Tout le monde a un membre de la parenté, un ami ou une connaissance qui habite dans une autre province, un autre pays ou simplement une autre région…

Quel beau projet pour intégrer les matières, vous ne trouvez pas? Imaginez toutes les découvertes possibles à noter dans un carnet de voyage!

http://blog.travelpod.com
Pour plus d’information sur le projet, vous n’avez qu’à écrire « projet clément aplati » (ou Flat Stanley) dans Google. Vous aurez les comptes-rendus de classes ayant vécu l’expérience et des photos d’un Clément heureux de découvrir les quatre coins de la planète.


Clément aplati
Auteur: Jeff Brown
Illustrateur: Tony Ross
Collection: Folio Cadet
Édition: Gallimard
63 pages 

lundi 22 août 2011

Morgane est prête pour la rentrée scolaire...

J'ai ajouté un document dans la section "Pour les profs" de ce blogue. J'en ajouterai d'autres prochainement. Pour l'instant, ce ficher est conçu pour les enseignants qui désirent lire Un spectacle pour Morgane à leurs élèves. Je prévois ajouter des mots croisés, des activités d'enrichissement et des fiches de lecture du type "Bataille des livres".

Pour ses 10 ans, Morgane désire plus que tout recevoir une paire de billets pour le spectacle de son groupe préféré Les Rochers roulent. Malheureusement, on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie. Comble de malheur, la petite peste de la classe possède une paire de billets pour le spectacle tant attendu et invitera un élève, celui qui le "méritera le plus" selon ses critères personnels. Morgane aura des choix à faire. C'est une histoire facilement exploitable en classe (en français et en éthique), propice à la discussion sur des sujets tels le chantage, l'intimidation, les relations entre amis, les relations fraternelles...

Dans le document que vous pouvez télécharger et modifier à votre guise, je me suis inspirée du PDF "Les stratégies de lecture à travailler de façon explicite", conçu par les services éducatifs de la commission scolaire de Portneuf et adapté du Continuum en lecture. 


Bonne lecture!